Radio Cadena Agramonte
Mardi, le 12 Dcembre 2017
Jeudi, le 23 Novembre 2017 - 18:52:22

Corruption : un parti politique à respecter dans le monde



Caracas, 23 novembre.- La récente destitution et l´emprisonnement des principaux dirigeants de la direction de la filiale de Pétroles du Venezuela (Pdvsa, entreprise étatique des pétroles du Venezuela), Citgo Petroleum Corporation, a révélé la boîte de Pandore qu´entrouvrait le Procureur Général Tarek William depuis deux semaines.

Depuis un certain temps, William remuait des archives, ignorées et court-circuitées par l´ex-procureure Luisa Ortega et ses acolytes, qui mettaient en évidence le fait que quelque chose de gros se cachait derrière le commerce du pétrole.

Le problème va bien plus loin que le fait de se mettre dans la poche ce qui appartient aux autres, puisque grâce au réseau de corruption de Citgo un activiste d´opposition finançait des groupes violents de l´extrême-droite qui ont tenté de renverser par la force le gouvernement du président Nicolas Maduro.

Le ministre de la Communication et de l´Information, Jorge Rodriguez, a dénoncé ce mercredi le fait qu´un « activiste de l´opposition vénézuélienne, identifié comme Juan Carlos Gudiño Espinel, était chargé de recevoir et de distribuer les ressources provenant des contrats irréguliers de Citgo pour financer des groupes violent de l´extrême-droite ».

Rodriguez a dénoncé le fait que « ce prétendu entrepreneur réside à Weston, Miami, États-Unis, et finançait depuis là les brigades séditieuses activées par la droite entre avril et juillet de cette année ».

Il était le directeur de l´entreprise Mangoré Sarl, qui fonctionnait comme intermédiaire entre le réseau de corruption de la haute direction de Citgo, démantelée par le Ministère Public, et les agences financières Frontier Management Group LTD et Apollo Global Management LLC.

Le ministre a précisé que l´entreprise Mangoré Sarl « recevait les dollars, 40 et 50 millions des deux entreprises nord-américaines, puis les déposait en Suisse, et de là payait les commissions de ces corrompus maintenant détenus ».

« Il arrive que certains qui se font appeler des chavistes (personnes soutenant le gouvernement révolutionnaire bolivarien, et qui vient du nom de l´ancien président Hugo Chavez), et qui ont un discours prétendument chaviste, s´allient à des corrompus de la droite, des corrompus de l´opposition, et qu´ils partagent ensemble le butin et veuillent ensuite se laver la face », a-t-il commenté.

Le Service Bolivarien de Renseignement National (Sebin) a, entre autres, détenu le président de Citgo, Jose Angel Pereira, le vice-président des Opérations de Raffinement et le vice-président des Ventes Générales de la Raffinerie Corpus Christi, Alirio Zambrano.

Devront également répondre devant la justice le vice-président de l´Approvisionnement et de la Commercialisation, Jorge Toledo; le vice-président des Relations Stratégiques, Gustavo Cárdenas; et le vice-président de Services Partagés, José Luis Zambrano.

Mais il y a quelque chose de frappant dans cette histoire, c´est que l´ambassade des États-Unis à Caracas a exigé la libération de cinq des six détenus pour être prétendument citoyens de ce pays.

« C´est à dire que Washington défend le « parti des corrompus », mais des enquêtes réalisées indiquent qu´ils sont tous nés au Venezuela ;  ils seront donc soumis au processus de la justice de notre pays », a-t-il été expliqué par le président Nicolas Maduro. (Par Luis Beaton/Prensa Latina)