Radio Cadena Agramonte
Lundi, le 18 Janvier 2021
Vendredi, le 27 Novembre 2020 - 10:37:57

Les États-Unis sanctionnent des entreprises chinoises et russes pour coopérer avec l’Iran



Washington, 27 nov.- Les États-Unis ont dicté des sanctions contre cinq entreprises  de la Chine et de la Russie avec l’argument selon lequel elles seraient en train de promouvoir le programme de missiles de l’Iran.

Selon un document du Département d’État au registre Fédéral des États-Unis publié par l’agence étasunienne de nouvelles Bloomberg, les compagnies chinoises et russes récemment sanctionnées sont Chengdu Best New Materials Co. et Zibo Elim Trade Company Ltd., dont le siège est en Chine; et Nilco Group, Elecon et Aviazapchast, installées en Russie.

Le représentant spécial du Département d’État pour l’Iran, Elliot Abrams, a déclaré au cours d’une rencontre virtuelle  de l’Institut Beyrouth que le Département étasunien du Trésor entend annoncer, dans les prochaines semaines, des sanctions supplémentaires contre l’Iran concernant des armes, des armes d’extermination massive et des violations des droits humains. 

« Notre politique envers l’Iran sera la même jusqu’au 20 janvier » a dit Abrams.

Les États-Unis maintiennent une politique de « pression maximale » contre l’Iran depuis qu’ils ont quitté, il y a deux ans, un accord international signé par Téhéran en 2015 sur son programme nucléaire.

Depuis lors, malgré les déclarations de l’Union Européenne insistant à plusieurs reprises sur le fait que les États-Unis ne font plus partie de l’accord nucléaire avec l’Iran et ne peuvent pas rétablir les sanctions de l’ONU, Washington  a repris les embargos économiques qui avaient été levés en vertu de l’accord, promettant de continuer à faire pression jusqu’à obtenir un accord plus intrusif avec l’Iran, pouvant arrêter le programme défensif de missiles de l’Iran.

La Chine et la Russie ont taxé d’illégales les sanctions des États-Unis et elles ont assuré qu’elles continueront à coopérer avec l’Iran.  Beijing a signalé, une nouvelle fois, que ces mesures coercitives n’ont aucun effet légal, politique ou pratique et qu’elles violent les lois internationales. Pour sa part, Moscou a rappelé à Washington que les sanctions contre Téhéran n’ont jamais fonctionné ni ne fonctionneront jamais » (RHC)