Radio Cadena Agramonte
Vendredi, le 23 Avril 2021
Mercredi, le 24 Fvrier 2021 - 10:01:08

Les États-Unis doivent lutter contre les violations de la base navale de Guantanamo



Nations Unies, 24 février.- Des experts de l'Organisation des Nations Unies (ONU) plaident pour que le gouvernement des États-Unis s'attaque aux violations des droits de l'homme qui sont encore enregistrées aujourd'hui à la base navale illégale de Guantanamo, telles que la torture et d'autres transactions perverses.

Dans une déclaration, des rapporteurs indépendants des Nations Unies ont indiqué que l'examen actuellement promu par Washington sur la façon de fermer ce centre de détention doit également aborder les violations qui y sont commises.

Selon des experts indépendants, il est urgent d'offrir une réparation adéquate à toutes les personnes détenues dans ce centre, qui se sont vu refuser leurs droits fondamentaux, conformément au droit international, y compris le droit à un procès équitable, en plus d'avoir été torturées.

De même, ajoutent-ils dans un communiqué, ceux qui sont toujours détenus à Guantánamo - environ 40 personnes - sont pour la plupart plus âgés, âgés derrière les barreaux et dans un état de santé très faible après des années d'emprisonnement dans des conditions de torture physique et psychologique.

Washington doit veiller à ce que ces pratiques inhumaines ne se reproduisent pas et qu’aucun des crimes commis sur cette base ne reste impuni, souligne le texte.

«À l'occasion du 20e anniversaire du 11 septembre 2001, nous demandons la transparence, la compréhension et la responsabilité pour le fonctionnement et l'héritage de la prison», affirme-t-il.

De même, les experts insistent sur la nécessité de rejeter les politiques et pratiques qui ont conduit à la création de cette prison, située dans un territoire cubain illégalement occupé par les États-Unis.

Ils demandent également aux autorités américaines de promouvoir des enquêtes impartiales et indépendantes sur les violations des droits de l'homme à la base navale de Guantánamo.

Le 12 février, l'attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki, a déclaré que le gouvernement américain prévoyait de fermer le centre de détention de Guantanamo pendant le mandat de Joe Biden.

Washington a été vivement critiqué pour les violations des droits de l'homme commises contre les prisonniers dans ce centre de détention, créé il y a une vingtaine d'années, et les experts de l'ONU demandent à plusieurs reprises sa fermeture.

Ils dénoncent également les abus et la torture auxquels ils soumettent des détenus qui vivent dans une sorte de vide juridique, hors de portée du système judiciaire américain. (PL)