La Paz, 11 août.- Le procureur général de l'État de Bolivie, Wilfredo Chávez, a affirmé aujourd'hui que l'Organisation des États américains (OEA), représentée par le secrétaire général, Luis Almagro, a commis une escroquerie contre le pays en 2019.
Interviewé par Bolivia TV, Chávez a souligné que le rapport de l'OEA n'était pas un audit car il ne donnait pas de chiffres ou ne répondait à aucun paramètre défini par les canons nationaux et internationaux pour le qualifier comme tel.
Il a souligné qu'en octobre 2019 l'accord entre le Gouvernement et l'organisation internationale consistait à réaliser un audit (des élections présidentielles) qui n'a finalement pas été réalisé.
Ces déclarations du procureur général interviennent après l'insistance de l'OEA sur la thèse de la fraude aux élections présidentielles tenues à la date précitée.
Par ailleurs, l'Université de Salamanque (Espagne) a récemment réalisé une expertise, qui a écarté toute illégalité, dont le rapport technique a été commandé par le Parquet bolivien.
Le gouvernement a défendu l'enquête commandée à cette institution et a averti qu'elle ne permettrait pas une nouvelle tentative d'actions déstabilisatrices de l'OEA.
Le 10 novembre 2019, cette entité continentale a publié le rapport préliminaire dans lequel elle mettait en cause la transparence des élections législatives et faisait allusion à un prétendu changement de tendance dans le décompte des voix.
Cette situation a provoqué des mobilisations dans différents secteurs du pays, une crise politique et la démission d'Evo Morales, qui avait remporté les urnes et dénoncé le coup d'État fabriqué contre sa direction.
Les événements ont été précipités dans une escalade de violence par le gouvernement de facto de Jeanine ñez contre les partisans du Mouvement vers le socialisme et la population dans les rues. (Texte et photo : PL)