Venezuela, Exxon Mobil

Le Venezuela dénonce une campagne orchestrée par Exxon Mobil


La Havane, 12 février - Le Venezuela a dénoncé dimanche une campagne "malveillante" orchestrée et financée par la transnationale du pétrole Exxon Mobil et soutenue par le Guyana.

Un communiqué rendu public à Caracas souligne que la campagne en question s’attaque à l'obligation constitutionnelle de l'État vénézuélien d'établir une politique globale, dans les zones frontalières terrestres, insulaires et maritimes, afin de préserver, par l'intermédiaire des forces armées, son intégrité territoriale, sa souveraineté nationale et la défense de la patrie.

Cette campagne n'est rien d'autre qu'une "ruse" pour échapper à la responsabilité qui lui incombe, compte tenu des déclarations scandaleuses de son Pdg, Alistair Routledge, qui, en plus de se substituer à la souveraineté du Guyana, a osé émettre des jugements menaçants.

Alistair Routledge s’est réjoui "de la présence de puissances militaires dans une mer non délimitée", où Exxon Mobil a reçu des concessions pétrolières illégales, dont certaines sont situées dans une zone maritime "incontestablement vénézuélienne".

Le Venezuela fait clairement savoir à la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) que les actions d'Exxon Mobil et du gouvernement guyanien "contreviennent aux principes fondamentaux du droit international et constituent une agression qui vise à déstabiliser la région".

Le communiqué fait remarquer que ces actions violent les récents accords conclus à Argyle, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, en décembre dernier et qu'elles s'ajoutent à la rhétorique provocatrice constante, accompagnée de déclarations récurrentes de la part des porte-parole du Département de la Défense et du Commandement sud des États-Unis, qui se sont installés de manière permanente au Guyana.

Dans son communiqué le Venezuela exhorte le Guyana à assumer ses engagements, en particulier ceux contenus dans l'accord de Genève de 1966, le seul instrument valable entre les parties pour trouver une solution au différend territorial sur le territoire de l’Essequibo entre les deux pays. (Texte et photo: RHC)


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