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Venezuela, Cuba, société civile

La société civile cubaine réitère son rejet de l’agression contre le Venezuela


La Havane, 13 janvier - Les conséquences pour la région et l’ordre international de l’agression militaire perpétrée par le gouvernement des États-Unis le 3 janvier dernier au Venezuela, ainsi que l’enlèvement de son président Nicolás Maduro Moros, ont été au centre des débats et des condamnations de la société civile cubaine.

Ces questions ont été analysées en profondeur lors du panel intitulé “L’agression impérialiste contre le Venezuela, le rôle du droit et la région d’Amérique Latine et des Caraïbes en tant que zone de paix”, qui s’est tenu dans la salle Manuel Galich de la Maison des Amériques.

Cette rencontre, convoquée par l’Association cubaine des Nations Unies (ACNU), l’institution hôte, l’Union nationale des juristes de Cuba et le chapitre cubain du Réseau d’intellectuels en défense de l’humanité, a rassemblé des spécialistes qui ont exposé les faits sous différents angles, en particulier en ce qui concerne les graves violations que cela implique au regard du droit international et leurs éventuelles répercussions.

Norma Goicochea Estenoz, présidente de l’ACNU, a insisté sur la perspective défendue par les experts en droits humains des Nations Unies, qui soulignent que ces actions représentent une violation grave, manifeste et délibérée des principes les plus fondamentaux du droit international, tout en établissant un précédent dangereux qui risque de déstabiliser toute la région et le monde.

Elle a rappelé que l’utilisation injustifiée de la force armée sur le territoire souverain du Venezuela constitue une violation claire de l’Article 2(4) de la Charte des Nations Unies, qui interdit sans ambiguïté la menace ou l’usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ce qui confère à l’attaque le statut de crime international d’agression, imputable aux dirigeants politiques et militaires impliqués.

De même, Goicochea Estenoz a dénoncé l’utilisation par la société civile cubaine de mesures coercitives unilatérales antérieures telles que le blocus naval et la saisie de pétroliers, ainsi que les exécutions arbitraires et extrajudiciaires de plus de 100 pêcheurs, sous le faux prétexte de lutter contre le trafic de drogue, accusation qu’ils n’ont pas pu prouver et qui a récemment été rejetée en l’absence de preuves.

Concernant les récentes déclarations du président américain Donald Trump et de ses plus proches collaborateurs au sujet de Cuba, elle a souligné qu’elles révèlent leur cécité politique et leur méconnaissance de l’identité, de l’idiosyncrasie, de l’héritage mambise et du patriotisme de la population.

“Nous avons l’exemple de la Baie des Cochons, de la crise d’octobre et des luttes internationalistes en Angola, c’est pourquoi la société civile cubaine révolutionnaire se tiendra prête à lutter contre ces menaces en défense de la patrie”, a-t-elle ajouté.

Face aux dangers posés par le développement chaotique de la situation actuelle, l’intellectuel cubain Abel Prieto Jiménez, président de la Maison des Amériques, a appelé à la génération de pensées d’émancipation et à l’articulation de noyaux de résistance face à la montée claire des idées fascistes au sein de l’administration de Washington, qui mettent en péril la paix et l’équilibre mondial.

À cet égard, Prieto Jiménez a fait appel à la dignité et à la lutte du peuple américain, qui commence à saisir l’ampleur de la politique de son gouvernement, lequel méprise la vie et les principes les plus élémentaires de coexistence pacifique, et qui s’organise en opposition à cet absurde qu’on veut leur imposer dans plusieurs villes de ce pays.

“Nous devons réfléchir à ce que nous pouvons faire, depuis la culture, pour défendre l’humanité face à un danger aussi inédit et agir de manière à le stopper avant qu’il ne soit trop tard”, a-t-il exhorté.

Depuis le début, la plus grande des Antilles a condamné les actes dirigés contre la souveraineté de la République Bolivarienne du Venezuela, qualifiés de terrorisme d’État, au milieu de la grossière prépotence et arrogance impériale, de barbarie et de mépris pour l’humanité, les peuples et l’ordre international en vigueur.

De même, la haute direction du pays a défendu la dignité et le droit de l’île à décider de son propre destin et de ses relations avec le reste du monde, sans ingérence ni chantages de Washington. (Texte et photo: Cubasí)


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