
Parfois, le plus grand amour ne se mesure pas en mots, mais en gestes. Dans le silence d’une décision prise avec le cœur ouvert.
L’âme cubaine, façonnée par le soleil et la résistance, connaît la valeur d’un frère ; elle sait que dans la géographie des affections, le Venezuela n’est pas un point éloigné sur la carte, mais un battement partagé, et quand un frère tremble, aucun calcul n’a de sens, aucune mesure ne s’applique.
Donner sa vie pour eux n’est pas un acte de héroïsme vide ; c’est l’extension naturelle d’un amour familial, obstiné et digne. C’est l’éthique simple de celui qui voit dans la douleur des autres sa propre douleur, et dans l’espoir d’autrui, sa propre raison d’espérer.
Car au final, que sommes-nous sinon des morceaux d’un même rêve, la peau de la même terre qui lutte pour éclore ? Aider, même au prix le plus élevé, c’est simplement se rappeler qu’aucune main ne doit être vide lorsque l’autre peut offrir, ne serait-ce qu’un peu de sa propre lumière.
Les frères sont des frères. Et dans cette vérité, à la fois ancienne et nouvelle comme la mer, nous trouvons le pourquoi de tout. (Texte: Yaliesky Rivero Alvarez/Collaborateur de Radio Camagüey)