
Camagüey, 8 janvier - L’œuvre Hara Kiri, du peintre, dessinateur, graveur et sculpteur Agustín Bejarano, fait honneur à Camagüey dans l’exposition collective Crónica grabada, à La Havane, dans le cadre des actions accompagnant le Premier Concours National de Graphisme Élargi, organisé par l’Union Nationale des Écrivains et Artistes de Cuba (UNEAC).
Le titre fait référence à un rituel japonais de suicide qui symbolise à la fois le désespoir et l’honneur.
Cet événement, qui vise à établir un dialogue entre le passé et le présent, reconnaît la continuité d’une tradition qui se réinvente.
La pièce d’Agustín Bejarano a suscité une forte émotion lorsqu’elle a remporté le Premier Prix au Rencontre National de Gravure en 1997.
De plus, elle a marqué un jalon significatif dans l’histoire de la gravure à Cuba. « Elle ne reflète pas seulement sa maîtrise technique, mais établit également un dialogue profond avec diverses courants artistiques et sociaux qui ont caractérisé le développement de la gravure sur l’île. »
Selon la critique spécialisée, cette œuvre revêt une importance cruciale en raison de « son contexte historique, de sa relation avec le ??????isme culturel cubain et de son impact sur les générations ultérieures d’artistes ».
L’artiste utilise son œuvre « pour explorer des thèmes complexes tels que l’identité, la mémoire et la résistance. Son approche combine des éléments traditionnels de la gravure avec une perspective critique qui invite à la réflexion sur la condition humaine ».
Aux côtés de Bejarano, les artistes visuels renommés Zaida del Río, Belkis Ayón et Jannette Brossard exposent également. L’exposition a été conçue plus de 40 ans après la fondation du Rencontre National de Gravure. (Texte et photo: Lázaro David Najarro Pujol/Radio Camagüey)