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Le discours de haine de Trump


États-Unis, 12 mars - Le “discours de haine raciste” de Donald Trump encourage les violations des droits de l’homme, affirme un organisme de l’ONU.

Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a exprimé mercredi sa profonde préoccupation face à la montée du “discours de haine raciste” aux États-Unis, à l’utilisation de “langage dégradant et déshumanisant” et à des stéréotypes nocifs dirigés contre les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile.

Ces groupes ont été présentés “comme des criminels ou comme un fardeau” par des politiciens et des personnalités publiques influentes au plus haut niveau de l’État, notamment le président lui-même, a souligné le comité dans un rapport urgent.

Cela “favorise l’intolérance et peut inciter à la discrimination raciale et aux crimes de haine”, a-t-il averti.

Le CERD, composé de 18 experts indépendants chargés de superviser comment les pays appliquent la convention internationale sur l’élimination du racisme, a également exprimé une inquiétude profonde concernant l’ “usage systématique du profilage racial” par le Service d’Immigration et de Contrôle des Douanes (ICE) ainsi que par d’autres agents déployés dans l’offensive contre les migrants sous Trump.

La sélection de “personnes d’origine hispanique/latino, africaine ou asiatique et les contrôles d’identité arbitraires (…) ont conduit à l’arrestation généralisée de réfugiés, de demandeurs d’asile, de migrants et de personnes perçues comme telles”, a indiqué le rapport.

De plus, au moins 675 000 personnes ont été déportées depuis janvier 2025, lorsque Trump est revenu au pouvoir.

Des milliers d’agents fédéraux, y compris des agents de l’ICE, ont mené plusieurs semaines de perquisitions et d’arrestations massives dans le Minnesota au début de cette année, dans ce que le gouvernement de Trump a qualifié de missions ciblées contre les criminels.

L’opération controversée s’est terminée le mois dernier au milieu d’une indignation croissante suite à la mort par balle de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ainsi que l’arrestation d’un enfant de cinq ans.

Le CERD a appelé Washington à “garantir la reddition des comptes, y compris par le biais d’enquêtes efficaces, exhaustives et impartiales” sur toutes les violations présumées.

Il a également critiqué la “hausse Drastique” du nombre de personnes détenues dans les centres d’immigration, qui, selon les rapports, est passé de 40 000 fin 2024 à environ 73 000 au début de cette année.

Le comité exprime sa préoccupation concernant des informations indiquant des “conditions inhumaines et des soins médicaux inadéquats” dans ces centres de détention pour migrants.

De plus, il a déploré la mort sous garde d’au moins 29 migrants en 2025 et de 6 en janvier de cette année.

Le CERD a également exprimé son inquiétude par rapport à la décision de Washington de supprimer des directives anciennes qui limitaient les opérations de contrôle de l’immigration et les détentions à proximité des écoles, des hôpitaux et des institutions religieuses.

Dans ses recommandations, le CERD exhorte les États-Unis à suspendre toutes ces opérations et à procéder à une révision des mesures législatives adoptées depuis janvier 2025, basée sur les droits de l’homme.

Ce rapport du CERD répond à une demande urgente formulée par l’influente Union Américaine des Libertés Civiles (ACLU).

L’ACLU avait demandé au CERD d’enquêter sur “les graves violations par les États-Unis de leurs obligations en matière de droits de l’homme” dans l’État du Minnesota. (Texte et photo: Cubasí)


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