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Argentine, droits de l'homme, chômage, licenciements, économie, Javier Milei, néolibéralisme

Milei dépasse les 63 000 licenciements dans le secteur public argentin : le coût humain de l’« ajustement »


Argentine, 3 février - Le gouvernement argentin a licencié 63 234 travailleurs du secteur public entre décembre 2023 et décembre 2025, dans le cadre du programme d’ajustement néolibéral mené par le président Javier Milei, selon des données du Centre d’Économie Politique Argentin (CEPA).

Le directeur de l’organisme, Hernán Letcher, a confirmé à une agence de presse internationale que le gouvernement actuel argentin a procédé à l’un des réductions d’effectifs les plus profondes des dernières décennies.

« Depuis l’arrivée de Milei, nous parlons de plus de 60 000 postes de travail du secteur public perdus », a souligné l’économiste.

Selon le rapport, l’emploi public national a reculé de 18,4 % en seulement 24 mois, en raison de licenciements massifs, du non-renouvellement de contrats et de restructurations administratives.

L’ajustement s’est concentré principalement sur trois domaines clés de l’État : les organismes décentralisés — entités publiques avec une autonomie technique, administrative et financière — ont enregistré 20 537 licenciements, ce qui représente une réduction de 15 % de leur effectif total. Ce secteur inclut des institutions liées à des services stratégiques, à la régulation économique et aux politiques sociales.

Dans les organismes faisant partie du pouvoir exécutif national, la réduction a été encore plus sévère en termes de pourcentage. L’administration centralisée a éliminé 16 918 postes de travail, soit une réduction de 30,2 % du personnel.

Les départements du gouvernement central répartis sur le territoire national ont également été touchés par la politique d’ajustement. Ce segment a perdu 3 199 emplois, ce qui représente une contraction de 12,8 %.

Ces licenciements s’inscrivent dans le cadre du programme économique de l’exécutif, axé sur la réduction des dépenses publiques, la compression de l’État et la libéralisation de l’économie, des exigences alignées sur les engagements pris auprès des organismes financiers internationaux.

Des spécialistes avertissent que cette politique a un impact direct sur la capacité opérationnelle de l’État, affecte la prestation des services publics et intensifie la précarisation des emplois dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, d’augmentation du chômage et de croissance de la pauvreté. (Texte et photo: Cubadebate)


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