
États-Unis, 4 février - L’Organisation des Nations Unies (ONU) est confrontée à une crise financière sans précédent qui menace de paralyser ses opérations. António Guterres, le secrétaire général de l’organisation, a averti que les fonds pourraient s’épuiser en juillet si les États membres ne s’acquittent pas de leurs contributions.
Selon des informations récentes, la dette impayée s’élève à 2,2 milliards de dollars, dont 95 % reviennent aux États-Unis. Dans une lettre adressée aux 196 pays membres, Guterres a appelé à respecter leurs paiements et à revoir en profondeur les règles financières de l’organisation pour éviter un effondrement.
Le retard dans les versements pourrait obliger à fermer le siège de New York en août et à suspendre l’Assemblée Générale prévue pour septembre. Ce scénario pose un risque structurel qui menace la stabilité opérationnelle de l’ONU.
Les tensions géopolitiques aggravent la crise. L’administration du président Donald Trump a réduit le financement de certains organismes de l’ONU et remet en question leur pertinence. De plus, le Conseil de sécurité reste paralysé en raison de différends entre les États-Unis, la Russie et la Chine.
Guterres a souligné que l’ONU se trouve dans un cycle kafkaïen : elle doit rembourser des fonds non utilisés, alors que l’argent disponible est insuffisant pour respecter les budgets approuvés pour 2026. La trajectoire actuelle est jugée insoutenable.
Plus de 150 États membres ont respecté leurs paiements, mais l’accumulation de dettes est deux fois plus importante qu’en 2024, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’exécution des programmes humanitaires et de développement.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a conclu sa lettre en soulignant que le monde est divisé par des divisions géopolitiques et des coupes dans l’aide internationale, appelant à une action immédiate pour éviter la paralysie de l’organisation. (Texte et photo: Cubasí)