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Une farce inspirée par Trump : le retour sur scène de Jelinek et Neuwirth après deux décennies


États-Unis, 5 février - La lauréate du Prix Nobel de Littérature en 2004, Elfriede Jelinek, et sa compatriote, la compositrice autrichienne Olga Neuwirth, collaborent à nouveau sur une œuvre théâtrale après plus de vingt ans avec la première de “Monster’s Paradise” à Hambourg, une farce politique mettant en scène un roi-président inspiré du président américain, Donald Trump.

« En général, l’avis du public a été très positif », s’est réjouie Tanja Franke, porte-parole de l’Opéra d’État de Hambourg, dans une déclaration à l’AFP, se référant à la première de l’œuvre, commandée par cette institution musicale de la ville hanséatique.

En tant qu’avatars d’elles-mêmes, Jelinek et Neuwirth - lauréate du prix Ernst von Siemens 2024 - envoient deux vampires, Vampi et Bampi, en voyage à travers le monde, observant la décadence de l’humanité, tandis qu’un roi tyrannique et un monstre marin qu’il a invoqué luttent pour le pouvoir.

Toute l’espoir repose sur ce monstre, le grand Gorgonzilla, issu de l’explosion d’une centrale nucléaire.

Mais quel genre de monde est celui qui ne peut être sauvé que par des monstres ? C’est la question que soulève cette œuvre, composée par Neuwirth, qui coécrit également le livret avec Jelinek, et mise en scène par le directeur général de l’opéra, Tobias Kratzer, comme « un grand marionnettiste contemporain ».

“Monster’s Paradise”, à la fois tragédie et satire, déploie un tableau aussi absurde que déroutant, ayant le potentiel d’aiguiser notre regard sur la réalité, souligne l’Opéra de Hambourg dans un communiqué.

Dans ce théâtre musical de 165 minutes, le roi-président, présentant des similitudes évidentes avec Trump, attend impatiemment depuis le bureau ovale sa réélection, tandis que les deux vampires, déguisés en Miss Piggy et Kermit (la porcine Peggy et la grenouille Gustavo), tentent de l’éliminer.

Cependant, le contraire se produit, car le roi-président grandit jusqu’à atteindre une taille gigantesque et un chaos général éclate, des vampires étant secourus par Gorgonzilla.

Plus tard, Gorgonzilla et le roi-président se retrouvent et s’affrontent dans une démonstration de force patriarcale où, pour une fois, il semble que celui qui mérite de gagner l’emporte.

Sur le plan musical, le chef d’orchestre suisse Titus Engel allie orchestre, électronique et solistes vocaux pour créer un son percutant dans cette farce politique moderne, absurde et en même temps profonde, met en avant l’Opéra de Hambourg.

De plus, l’actrice britannique Charlotte Rampling et la pianiste géorgienne Elisabeth Leonskaya enrichissent l’œuvre au niveau audiovisuel.

Ainsi, Rampling incarne dans la mise en scène vidéo une mystérieuse déesse, un personnage atemporel qui confère à l’opéra une profondeur mythique et émotionnelle, tandis que Leonskaya contribue avec des extraits audio, interprétant aux côtés de la pianiste Alexandra Stichkina des œuvres de Franz Schubert sur le piano à queue de Jelinek.

L’Opéra d’État de Hambourg propose jusqu’au 19 février cinq autres représentations de “Monster’s Paradise”. (Texte et photo: Cubasí)


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