
Russie, 6 février - Le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergueï Lavrov, a dénoncé que, suite aux actions menées au Venezuela, des tentatives sont faites depuis l’Occident pour expulser des entreprises russes du territoire sud-américain, dans le cadre de ses politiques de sanctions.
« Toutes les sanctions contre la Russie restent en vigueur et, pour la première fois depuis longtemps, de nouvelles sanctions, très sévères, ont également été imposées à nos plus grandes compagnies pétrolières, Lukoil et Rosneft », a affirmé le chef de la diplomatie du géant eurasiatique dans une interview avec RT.
Dans ses déclarations, à l’occasion de la célébration de la Journée du Diplomate, le ministre des Affaires étrangères a énuméré une série d’actions déployées spécifiquement par les États-Unis pour empêcher la commercialisation des hydrocarbures russes.
« Maintenant, suite aux événements au Venezuela, on tente ouvertement d’expulser nos entreprises de ce pays. L’Inde se voit interdire l’achat de pétrole russe, du moins c’est ce qui a été annoncé. Tout le monde est interdit d’acheter du pétrole et du gaz russes », a souligné Lavrov.
Dans ce contexte, il a indiqué que des affirmations émergeant de plusieurs sources indiquent que les hydrocarbures exportables de la nation slave seront remplacés par du pétrole et du gaz naturel liquéfié américains.
De plus, le ministre des Affaires étrangères a rappelé qu’une ordonnance restrictive a récemment été approuvée à Washington, interdisant aux tiers de fournir du brut à La Havane.
« Ce document déclare une urgence nationale en raison d’une menace que Cuba représente pour les intérêts des États-Unis dans les Caraïbes, également à cause de la politique hostile et malveillante de la Russie. Cela ne s’accorde pas bien avec notre coopération économique et d’investissement », a insisté Lavrov.
Depuis le début, en février 2022, de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine, Moscou est devenu le pays le plus sanctionné au monde.
Des données publiées par les Occidentaux eux-mêmes indiquent que plus de 23 960 mesures individuelles et sectorielles ont été prises dans le contexte de la guerre hybride déclenchée contre le géant eurasiatique. (Texte et photo: Cubasí)