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Cour suprême des États-Unis, guerre juridique, Cuba, agression

La guerre juridique contre Cuba atteint la Cour Suprême des États-Unis


Washington, 23 février - La Cour Suprême des États-Unis entendra aujourd’hui des arguments dans une affaire qui illustre la guerre juridique contre Cuba, tandis que des résidents de cette capitale dénonceront le dommage intentionnel causé à leur peuple par l’agressivité de Washington.

Lundi, une manifestation pacifique a été convoquée au United Methodist Building, près de la plus haute instance judiciaire, où seront présentés les arguments de la compagnie pétrolière Exxon Mobil dans un cas fabriqué contre Cuba en vertu de la loi Helms-Burton.

Les participants à cette manifestation exigeront la cessation de la guerre pétrolière contre Cuba et l’attaque de guerre juridique (lawfare) d’Exxon, a précisé un communiqué.

Parmi les orateurs se trouvent Paul Coates, fondateur de Black Classic Press ; Blake Burdge, auteur et chercheur ; Leonardo Flores, du Réseau Venezuela ; Basev Sen, directeur du Projet de Justice Climatique de l’Institut d’Études Politiques ; la révérende Nozomi Ikuta et Cheryl LaBash, du Réseau National sur Cuba.

La loi Helms-Burton, promulguée il y a près de 30 ans par le président de l’époque, William Clinton, contient un Titre III qui permet de réclamer des compensations aux familles et entreprises présumément affectées par les nationalisations réalisées souverainement sur l’île après le triomphe révolutionnaire du 1er janvier 1959.

Cependant, le Titre III a été suspendu jusqu’en 2019, lorsque Trump a décidé de l’activer durant son premier mandat. Cette même année, Exxon Mobil, anciennement connue sous le nom de Standard Oil Company, a porté plainte devant les tribunaux pour l’expropriation de la raffinerie Ñico López à La Havane, ainsi que pour 117 stations-service qui opéraient dans le pays avant 1959. La plainte a été déposée contre la Corporación Cimex et l’Union Cuba Petróleo (Cupet).

Le 29 janvier dernier, le président Trump a émis un décret exécutif qualifiant Cuba de « menace extraordinaire et inhabituelle » pour les États-Unis et, pour y faire face, a menacé d’imposer des tarifs comme mesure coercitive contre les pays indépendants et souverains qui exercent leur droit économique de vendre ou de fournir du combustible à la nation caribéenne.

L’excuse officielle pour ce décret exécutif —qui met en évidence l’extraterritorialité du blocus— est « de se conformer à ce qui est stipulé dans la loi Helms-Burton, qui exige que le peuple cubain renonce à son système économique et politique comme condition préalable à la levée de la guerre économique unilatérale et illégale contre cette petite nation en développement », a souligné le communiqué.

Le texte rappelle qu’en conséquence, de sévères privations sont infligées au peuple cubain en lui refusant l’accès au combustible et à la production d’électricité.

Les participants à la manifestation annonceront des actions en cours ou planifiées pour que la population américaine puisse contribuer à atténuer la situation humanitaire engagée à Cuba du fait des mesures prises par le gouvernement des États-Unis, adoptées sans l’approbation du Congrès. (Texte et photo: PL)


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