
Nations Unies, 3 mars - À peine deux jours après qu’une attaque des États-Unis et d’Israël ait coûté la vie à des dizaines de filles dans une école en Iran, la première dame des États-Unis, Melania Trump, a présidé ce lundi une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée, paradoxalement, au thème « Enfants, technologie et éducation dans les situations de conflit ».
Sa présence, un fait inédit dans l’histoire de l’organisation internationale, marque le début de la présidence tournante du Conseil de sécurité, qui revient désormais aux États-Unis, remplaçant le Royaume-Uni dans cette responsabilité.
“La paix ne devrait pas être fragile. Une paix durable sera atteinte lorsque la connaissance et la compréhension seront pleinement valorisées dans toutes nos sociétés”, a affirmé Melania lors de son intervention.
La dernière convocation de cet organe avait eu lieu le samedi précédent, lors d’une réunion d’urgence suite aux attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Les États-Unis ont convoqué cette réunion inhabituelle sous le titre « Les enfants, la technologie et l’éducation dans les conflits », où Melania a souligné l’importance de “maintenir la sécurité tout en assumant la responsabilité de prévenir les conflits tant en temps de guerre qu’en temps de paix”.
La première dame n’a pas mentionné la situation militaire au Moyen-Orient.
En revanche, elle a exprimé ses condoléances “aux familles (américaines) qui ont perdu leurs héros, ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté”. “Leur bravoure et leur dévouement, a-t-elle ajouté, seront toujours rappelés”.
Cependant, la secrétaire générale adjointe des Affaires politiques et de la consolidation de la paix de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a rappelé au début de la session la mort de dizaines d’enfants dans une école iranienne, en précisant que les autorités américaines “enquêtent sur ce qui s’est passé”.
La première dame a également pris la pose pour les photographes, entourée de dizaines de journalistes. Ce contraste était remarquable par rapport à la couverture médiatique limitée qu’a reçue quelques minutes plus tard l’apparition de l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, qui, entre autres choses, a contesté son homologue israélien, Danny Danon, sur la responsabilité de l’attaque contre l’école de filles de Minab, dont Israël tentait de se désolidariser.
La décision de confier ce rôle à Melania Trump a été annoncée vendredi, alors que Trump avait déjà décidé d’attaquer l’Iran. (Texte et photo: Cubasí)