
Iran, 3 mars - Ce lundi 2 mars, le représentant diplomatique de l’Iran au Kenya, Alí Gholampour, a averti que l’agression des États-Unis et d’Israël, débutée samedi dernier, menace la présence de l’équipe nationale perse à la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Gholampour a souligné que la stabilité régionale est indispensable pour que l’équipe nationale puisse participer au tournoi qui débutera le 11 juin prochain.
Selon la Croix-Rouge iranienne, les bombardements américains et israéliens ont causé plus de 550 morts parmi les civils. Parmi les victimes se trouvent 171 filles d’une école primaire dans le district de Minab, dans le sud de l’Iran.
De son côté, la Fédération de Football d’Iran a déclaré qu’il était « inévitable » tant sur le plan éthique que logistique de se poser la question de la possibilité de participer dans un pays agressor. « Après cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous regardions la Coupe du Monde avec espoir », a déclaré la présidence de l’organisme, laissant la décision finale aux autorités nationales.
L’équipe iranienne, qualifiée sur des critères sportifs, se trouve à la croisée des chemins entre sécurité et dignité. Le calendrier officiel de la Coupe du Monde l’oblige à jouer sa phase de groupes dans des villes américaines : 15 juin : contre la Nouvelle-Zélande (Los Angeles) ; 21 juin : contre la Belgique (Los Angeles) ; 26 juin : contre l’Égypte (Seattle).
La situation sportive se complique avec la possibilité d’un affrontement direct entre l’Iran et les États-Unis en seizièmes de finale. Cette probabilité remet en question la capacité de la FIFA à garantir la sécurité d’une délégation dont le pays est assiégé par l’hôte.
Un éventuel retrait de l’équipe iranienne de la Coupe du Monde entraînerait la désignation d’une équipe de remplacement, conformément au règlement de la FIFA. (Texte et photo: Cubasí)