
Cité du Vatican, 9 mars - Le Pape Léon XIV a manifesté son inquiétude face à une éventuelle extension du conflit actuel au Moyen-Orient, qui a connu une nouvelle phase après la récente agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, survenue le 28 février dernier.
Dans ses propos prononcés après la prière de l’Angelus, cet dimanche à midi depuis la fenêtre de son bureau au Palais Apostolique, le Saint-Père a déploré devant des milliers de personnes réunies sur la Place Saint-Pierre que « des nouvelles profondément désolantes » continuent d’arriver depuis cette région du monde.
« En plus des épisodes de violence et de dévastation, ainsi que d’un climat généralisé de haine et de peur, il existe une crainte que le conflit s’étende et que d’autres pays de la région, y compris le cher Liban, replongent dans l’instabilité », a déclaré le Saint-Père.
L’Évêque de Rome a appelé les fidèles catholiques du monde entier à « élever notre humble prière au Seigneur pour que cessent les bruits des bombes, que les armes se taisent et qu’un espace de dialogue s’ouvre où la voix du peuple soit entendue ».
« Je confie cette prière à Marie, Reine de la Paix », pour qu’elle « intercède pour ceux qui souffrent à cause de la guerre et accompagne les cœurs sur des chemins de réconciliation et d’espoir », a affirmé le leader de l’Église catholique.
Le 4 mars dernier, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, a alerté sur le danger que représentent pour l’humanité les soi-disant guerres préventives, à quelques jours du début des attaques américaines et israéliennes contre le territoire iranien.
Le cardinal a alors déclaré que « la justice avait été remplacée par la force » dans ce conflit au Moyen-Orient, où « la primauté du pouvoir et l’égocentrisme s’imposent dangereusement », accentuant « le déclin du droit international et du multilatéralisme ».
Le 1er mars, à seulement 24 heures du début des bombardements de Washington et Tel Aviv contre plusieurs villes d’Iran, le Pape Léon XIV a évoqué lors de la prière dominicale de l’Angelus qu’après ces événements, nous faisions face à une « tragédie de proportions énormes », avec le risque d’un « abîme irréparable ».
Début de cette année, le pontife avait souligné lors d’une audience avec les ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège que « la diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus entre tous est en train d’être remplacée par une diplomatie de force, d’individus ou de groupes d’alliés ».
Le secrétaire d’État du Vatican a repris ce thème dans ses déclarations de mercredi dernier, où il a condamné la croyance selon laquelle « la paix ne peut naître qu’après l’anéantissement de l’ennemi ».
« Il est nécessaire de s’opposer à toute délégitimation des institutions internationales et de promouvoir la consolidation de normes supranationales permettant aux États de résoudre pacifiquement leurs différends, par le biais de la diplomatie et de la politique », afin que « le fracas des armes cesse rapidement et que nous revenions aux négociations », a réaffirmé Parolin. (Source: Prensa Latina)