
États-Unis, 10 mars - L’impact économique des attaques contre l’Iran affecte plus fortement l’Europe et l’Asie que les États-Unis, selon une analyse publiée par The Washington Post. Le média américain souligne que les conséquences vont bien au-delà de l’interruption de l’approvisionnement en pétrole et en gaz à travers le stratégique détroit d’Ormuz.
La fermeture de plusieurs aéroports internationaux dans la zone du conflit, y compris celui de Dubaï, l’un des principaux hubs logistiques au monde, a entraîné la suspension de près d’un cinquième du trafic aérien international de fret.
Cette paralysie affecte directement les chaînes d’approvisionnement de produits électroniques, de médicaments et de métaux précieux, avec un impact particulier sur les marchés européens et asiatiques.
Ryan Peterson, directeur général de l’entreprise de logistique Flexport, basée à San Francisco, a fourni des données concrètes sur la hausse des coûts de transport.
Selon Peterson, le coût des envois aériens depuis l’Asie vers l’Europe a explosé de 45 % depuis le début du conflit. Pour les envois à destination des États-Unis, l’augmentation atteint 50 %.
L’analyse du journal souligne que « la guerre affecte plus intensément et rapidement les économies d’Europe et d’Asie que celle des États-Unis ».
Parmi les pays les plus vulnérables figurent la Belgique, l’Inde, l’Italie, la Chine et la Corée du Sud, des nations qui dépendent en grande partie de l’approvisionnement énergétique transitant par le détroit d’Ormuz. (Texte et photo: Cubadebate)