Pérou, Congrès, Dina Boluarte, Patricia Benavides

Pérou: Le Congrès devra trancher entre la Présidente et la Procureure Générale


La Havane, 29 novembre - Le Congrès péruvien devra trancher la confrontation entre la Présidente, Dina Boluarte, et la Procureure générale de la République, Patricia Benavides.

La Commission des Accusations Constitutionnelles du Congrès de la République a commencé à étudier les accusations croisées, une procédure réservée aux hauts fonctionnaires tels que Boluarte et Benavides, toutes deux bénéficiant de l'immunité judiciaire.

Le groupe a entre les mains la plainte pour homicide aggravé contre Boluarte pour les décès survenus lors de manifestations sociales, présentée par Benavides, et la plainte déposée par la parlementaire progressiste Ruth Luque contre Benavides, pour son rôle présumé à la tête d'une organisation criminelle dédiée au trafic d'influence.

Plusieurs commentateurs de télévision s'accordent à dire que le pouvoir législatif, à majorité conservatrice, pourrait mener à bien des procédures parlementaires pouvant conduire à sa remise à la justice, voire à sa destitution.

Le scandale a éclaté lundi, lorsque l'équipe de procureurs anti-corruption et les agents de son unité de police ont arrêté les trois conseillers de Benavides et  perquisitionné leurs maisons et même leurs domiciles.

Selon les procureurs, le réseau a conspiré avec des législateurs de divers bancs pour destituer la prédécesseure de Benavides, Zoraida Ávalos, et pour pousser à la révocation du Conseil national de la justice, qui nomme et révoque les juges et les procureurs.

La réaction de Mme Benavides a été d'exclure sa démission, de se déclarer victime de ceux qui veulent la destituer et d'annoncer une plainte forcée contre Dina Boluarte, qui a réagi en qualifiant cette plainte de "manœuvre grossière" visant à détourner l'attention. (Texte et photo: RHC)


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