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Cinq ans après l’assaut du Capitole : L’amnistie de Trump et la normalisation de la violence politique


États-Unis, 7 janvier - Les États-Unis commémorent ce mardi le cinquième anniversaire de l’assaut du Capitole par une foule de partisans de Donald Trump, révélant la fracture sociale présente dans le pays, qui n’a cessé de se creuser depuis.

« Il y a cinq ans, une foule violente a brutalement attaqué le Capitole des États-Unis le 6 janvier. Leur mission était d’annuler des élections libres et équitables. Nous ne permettrons jamais aux extrémistes de dissimuler leur trahison », a publié sur X le leader démocrate de la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries.

Invités par Trump, des milliers de ses partisans se sont réunis le 6 janvier 2021 à Washington pour protester contre la certification de la victoire à l’élection présidentielle du démocrate Joe Biden, qui lui a ravi son souhait de réélection.

Les assaillants ont envahi le Capitole, brisant fenêtres et portes, saccageant des bureaux et forçant les législateurs à fuir, interrompant ainsi pendant quelques heures la session de confirmation.

Il y a cinq ans, devant la Maison Blanche, l’alors président sortant Donald Trump a demandé à une foule de ses partisans de se diriger vers le Capitole « et j’y serai avec vous », en protestation tandis que le Congrès confirmait la victoire électorale du démocrate Joe Biden en 2020.

Peu après, le monde a vu le siège du pouvoir américain sombrer dans le chaos et être vandalisé.

À l’occasion du cinquième anniversaire du 6 janvier 2021, ce mardi, aucun événement officiel n’est prévu pour commémorer ce qui s’est passé ce jour-là.

Les démocrates de la Chambre des représentants ont convoqué pour ce mardi une audience non officielle à laquelle participent des policiers, d’anciens législateurs et des civils ayant vécu l’assaut de près.

Beaucoup de ceux qui ont pris part à l’enquête initiale affirment que l’objectif n’est pas de désigner des coupables, mais d’éviter que ce qui s’est passé soit oublié, surtout après que Trump soit revenu au pouvoir et ait gracié presque tous les condamnés pour l’attaque.

Les démocrates ont publié un rapport documentant les accusations de nouveaux crimes commis par les personnes graciées par Trump, avertissant que le pardon accordé par le président contribue à normaliser la violence.

Devant le Capitole, ce mardi également, des partisans de Trump, dirigés par des figures du groupe d’extrême droite Proud Boys, étaient censés retracer le chemin emprunté par la foule d’assaillants il y a cinq ans.

L’un des organisateurs de la marche est l’ex-leader du groupe, Enrique Tarrio, gracié par Trump alors qu’il purgait une peine de 22 ans de prison pour conspiration séditieuse.

Les démocrates soutiennent que le président a incité la foule à mener l’assaut. Les républicains rejettent cet avis, citant des manquements à la sécurité et critiquant le Département de la Justice.

Les dirigeants républicains ont qualifié l’audience de ce mardi de partisane et ont montré peu d’intérêt pour une commémoration formelle.

Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, allié indéfectible de Trump, n’a toujours pas fait installer de plaque en hommage aux agents de la police du Capitole qui ont défendu le bâtiment ce jour-là, malgré l’exigence d’une loi fédérale.

Le législateur républicain Barry Loudermilk a soutenu que le 6 janvier a été utilisé pour promouvoir une narration politique contre Trump et ses alliés.

L’ancien procureur spécial Jack Smith a déclaré que l’attaque n’aurait pas eu lieu sans l’intervention de Trump, mais il a abandonné l’affaire lorsque le républicain a obtenu sa réélection en 2024. (Texte et photo: Cubadebate)


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