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La doctrine Donroe, l'hémisphère et une photo qui menace


Lundi, le Département d'État américain a publié un message qui a suscité de l'inquiétude chez les gouvernements et les analystes du monde entier, non seulement par ses déclarations, mais aussi par l'audace avec laquelle l'administration Trump expose sa doctrine, adoptant un ton entre intimidant, cow-boy de Western et visionnaire aux pouvoirs imaginaires.

« C’est notre hémisphère », proclament les mots accompagnés de l’image de Trump dans l’une de ses posture.

Menace, bloque, vole, attaque le Venezuela et kidnappe son président ; menace Cuba, la Colombie et le Mexique. La même arrogance, sans scrupule ni fondement, affirme que Petro est un baron de la drogue, que le Cartel de los Soles existe (pour être ensuite démenti dans la même accusation contre Maduro), ou que Claudia Scheinbaum « a peur des cartels » et qu’elle pourrait aussi entrer dans ce pays.

Amie des pédophiles – des centaines de milliers de documents du dossier Epstein restent encore à dévoiler, après des publications sélectives et fortement censurées – il dirige un cabinet de supremacistes et d’ultraconservateurs, négateurs du changement climatique, antivaccins et proches des lobby sionistes, de l’industrie des armes et des compagnies pétrolières.

Il a gracié des attaquants du Capitole et l’ancien président narcotraficant Juan Orlando Hernández, tout en intervenant impunément dans le processus électoral au Honduras. Il approuve la grâce accordée à Netanyahu et n’a pas seulement fourni des armes pour le génocide, mais envisage aussi un projet immobilier sur des terres baignées du sang palestinien. Il militarise des villes, viole non seulement le droit international, mais aussi celui des États-Unis. Et il en tire gloire. Il croit, de plus, en un troisième mandat.

« C’est notre hémisphère », affirme Trump, vénéré par une bande de faucons et de haineux des migrants et des Latinos.

Ceux qui lèveront la tête seront menacés. Ceux qui feront le chœur et soutiendront sa croisade monroïste et décadente devront ne jamais la lever. Il ne reconnaît pas même des alliés pensants et indépendants, mais seulement des serviteurs complaisants.

Voici le dilemme face à une administration qui valorise le pire des États-Unis, écrasant, discréditant et mettant des obstacles à ce qu’il y a de meilleur. Et ce n’est pas seulement un dilemme pour cet hémisphère : il s’agit de faire face au « roi » amoureux de l’or, du pétrole et des ressources étrangères, ou de monter à bord et de se conformer à sa vision démente du monde, comme un édifice qu’il construit à la va-vite et par caprice, qui ne tiendra pas. Trop grand et complexe pour être une simple maquette. Il ne dispose que de menaces et de force. Il détruit en prétendant construire. C’est une décadence déguisée en pouvoir.

Ceux qui servent aujourd’hui pourraient être demain les victimes : c’est le risque à ouvrir certaines portes, par intérêt à court terme ou par simple absurdité, en ignorant des principes issus, précisément, de l’expérience de l’horreur semée par la barbarie fasciste et la guerre.

Il veut que cela se réalise. Ils veulent. Mais ce n’est ni leur hémisphère ni leur monde. (Texte et photo: Cubadebate)


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