
La Havane, 2 mars - Dans le quartier central de Pigneto, dans la capitale italienne, s’est tenu le festival culturel et politique intitulé Cuba : Mémoire, Culture et Solidarité, en soutien à ce pays face aux pressions croissantes des États-Unis.
L’événement, organisé par la Promotora Timbalaye, un projet artistique créé et dirigé par Ulises Mora et Irma Castillo, Cubains résidant en Italie, a vu la participation de l’ambassadeur de Cuba, Jorge Luis Cepero, ainsi que d’Arasay D’Angelo, première secrétaire de cette mission diplomatique chargée des affaires consulaires.
L’activité a également compté sur la présence de Marco Papacci, président de l’Association Nationale d’Amitié Italie-Cuba (Anaic), ainsi que d’éminents chercheurs, parmi lesquels l’anthropologue italienne Elena Zapponi et le célèbre économiste Silvano Falocco, directeur de la Fondation Ecosistemi.
Ce festival, qui s’est déroulé la veille dans le centre Sparwasser, siège local de l’Association Italienne de Promotion Sociale (ARCI), a permis de faire découvrir au nombreux public présent les différentes expressions de la culture de l’île, “à l’âme de ce peuple, source de sa résistance”, comme l’a exprimé Castillo dans des déclarations à Prensa Latina.
Francesco Pellas, responsable de l’ARCI, a affirmé que “nous sommes des peuples très proches, et en Italie, la majorité des sentiments rejettent le blocus des États-Unis contre Cuba, en place depuis plus de 60 ans et qui s’aggrave chaque jour”.
“Il est important de souligner la résistance du peuple cubain, qui lutte et se défend contre les agressions sans jamais reculer dans la défense de ses idéaux, et c’est pourquoi : ¡Que vive Cuba !”, a-t-il exprimé avec ferveur.
Mora a souligné que l’objectif de ce type d’initiative est de renforcer en Italie, à travers l’art de l’île, l’unité des forces qui soutiennent sa Révolution et son peuple, à un moment où le blocus économique, commercial et financier américain, ainsi que les menaces d’agression contre Cuba, se renforcent.
Le président de Timbalaye a rappelé les idées du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qui avait affirmé que dans ce processus, la culture est la première chose à sauver.
De son côté, Papacci a réaffirmé l’importance d’élever la solidarité avec Cuba en ce moment crucial, évoquant des projets tels que l’Energie pour la Vie, actuellement soutenu par cette organisation en collaboration avec l’ARCI, l’Association Nationale des Partisans d’Italie (ANPI) et la Confédération Générale des Travailleurs d’Italie (CGIL).
Le président de l’Anaic a souligné l’importance de la culture cubaine, affirmant qu’un rapprochement avec celle-ci, selon lui, est comme écouter le rugissement d’un tambour, le cœur de Cuba qui bat indomptable contre les chaînes forgées à Washington.
Un Mural Collectif a été réalisé, où les participants ont utilisé la peinture comme outil pour exprimer des réflexions et des témoignages sur la Cuba d’aujourd’hui.
L’ambassadeur cubain a remercié la large présence, en particulier celle de Timbalaye, “car ce qu’ils font témoigne également d’une résistance dans ce monde qui cherche si souvent à réduire Cuba au silence et qui promeut un rapprochement avec notre culture, contribuant ainsi à renforcer la proximité avec notre pays et l’amitié entre nos peuples”. (PL) (Photo: Internet)