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Cuba, tactiques de pression, Donald Trump, États-Unis, politique, souveraineté, résistance

La honteuse continuité de l’échec américain


La Havane, 9 février - Les mesures de pression récemment annoncées par Donald Trump contre Cuba, bien qu’elles représentent une nouvelle étape plus raffinée dans l’agression américaine, ne sont rien d’autre qu’une continuité de la politique suivie par l’Empire depuis près de soixante-dix ans, dans sa tentative d’effacer de la carte hémisphérique le “mauvais exemple” de souveraineté et de résistance de ce pays.

Dès 1959, le 4 février, le gouvernement nord-américain menaçait de réduire la quote-part sucrière cubaine, en représailles aux mesures que la révolution naissante mettait en œuvre.

Peu après la victoire révolutionnaire, la promulgation de la Loi de Réforme Agricole et l’application d’autres mesures populaires furent le déclencheur justifiant les premières actions de blocus par le président Dwight D. Eisenhower.

Dans le but de limiter la principale source de revenus du gouvernement révolutionnaire, Washington décida d’arrêter l’achat, pour cette année-là, des sept cent mille tonnes de sucre qu’elle importait chaque année de la production cubaine.

Cet accord commercial, maintenant mis fin arbitrairement, remontait à vingt-cinq ans auparavant, lorsque le pacte commercial établissant l’achat par Washington d’une quantité de sucre représentant plus de 90 % de toute la production de chaque campagne avait été adopté.

Ce lien commercial signifiait que Cuba dépendait presque exclusivement du marché américain, où se dirigeait le principal produit d’exportation qui soutenait son existence économique.

Ainsi, l’arrêt de la soi-disant quote-part sucrière, le 2 juillet 1960, représentait non seulement le premier acte d’hostilité de notre adversaire historique, mais aussi une attaque brutale à la stabilité du pays. La réponse ne tarda pas à venir.

Un communiqué de l’époque rapportait : "Face d’abord à la réduction, puis à l’élimination de la quote-part sucrière, le leader Fidel Castro déclara au peuple : ‘…dans cette tentative de nous retirer la quote-part, livre par livre, nous allons leur enlever, centrale par centrale ! Et nous leur retirerons, centime par centime, jusqu’à la dernière investissement des Américains à Cuba ! Et ce n’est pas tout, mais, livre par livre, nous suspendrons toutes les importations américaines à Cuba ! Le monde est vaste et nous achèterons à ceux qui nous achètent.’

“Sous le principe de répondre à chaque agression américaine par une plus grande intensification du processus révolutionnaire, les compagnies pétrolières et leurs raffineries dans le pays ainsi que tous les intérêts de l’Union furent nationalisés, y compris les sucreries.”

De telles mesures d’une radicalité révolutionnaire profonde démontraient dès les premiers moments du processus révolutionnaire cubain que la prépotence impérialiste se heurterait à la capacité de résistance et d’affrontement face à chaque nouvelle agression orchestrée par l’Empire.

De nombreux efforts ont été faits pour reconquérir la domination néocoloniale sur Cuba : sabotages, agressions mercenaires, attentats terroristes et pressions économiques de toute sorte n’ont pas pu entamer la force des convictions qui soutiennent notre souveraineté, notre indépendance et notre résolution d’atteindre le développement par nous-mêmes.

Tout comme nous avons surmonté le défi que représentait pour la survie de la Révolution l’arrêt de la quote-part sucrière et le blocus le plus vaste et le plus cruel de l’histoire, nous ferons face aujourd’hui, avec l’esprit de Girón et la Crise d’Octobre, à la potentielle fermeture de notre accès aux combustibles et à toute manigance du pouvoir hégémonique incarné par Donald Trump.

Cuba ne sait pas se plier aux menaces et, comme elle l’a toujours fait, elle saura défier tout danger avec la volonté et la détermination de son peuple de ne se rendre à aucun ennemi, quel que soit sa puissance, et de transformer chaque revers en une nouvelle victoire. (Texte et photo: ACN)


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