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Cuba reste déterminée à promouvoir le sport


La Havane, 24 février - Le débat autour du sport est riche et vaste. Son expression publique et spectaculaire suscite d’innombrables opinions, comme si chacun était un expert.

Il n’y a rien d’étrange dans cet exercice d’opinion qui reflète la sagesse populaire. C’est le fruit d’une œuvre sociale gigantesque qui a donné à un peuple le droit de participer et, à travers cela, en a fait le protagoniste des podiums les plus exigeants.

Cela pourrait s’exprimer ce 23 février, à l’occasion du 65e anniversaire de la mission sociale de l’Institut National des Sports, de l’Éducation Physique et des Loisirs (Inder) ; car ce peuple a développé une profonde culture sportive, tant au niveau de la haute compétition que pour les bénéfices pour la santé et le développement intégral, que l’on soit athlète ou non.

Son pouvoir de mobilisation et les résultats du système sportif cubain, même dans les périodes les plus difficiles de l’histoire du pays, sont le résultat d’une présence dans chaque coin de la géographie nationale.

Lorsque le monde s’attendait à l’effondrement de la petite île caribéenne après la chute du Mur de Berlin en 1989 et la disparition de l’URSS et du bloc socialiste européen, la plus grande des Antilles a accueilli les Jeux Panaméricains en 1991 et a dominé le tableau des médailles, pour la première fois d’ailleurs devant les États-Unis.

En 1992, l’exploit a été encore plus grand, puisque Cuba a atteint la cinquième place au tableau des médailles des Jeux Olympiques de Barcelone. Cuba vivait alors une période spéciale.

Aujourd’hui, comme à l’époque, le blocus économique, commercial et financier persiste, renforcé par une série de mesures et un blocus énergétique pour paralyser le pays.

Cependant, le sport continue de se redresser. Bien qu’il ait dû retarder son calendrier compétitif national et renoncer à accueillir des événements internationaux, il n’a pas arrêté son activité, mais s’est multiplié.

Comment ? En suivant la pensée du Commandant en Chef Fidel Castro Ruz, alors que l’on célèbre son centenaire. « Quand chaque enfant trouve dans la ville, dans le village, dans le quartier, un endroit approprié pour développer ses capacités physiques et se consacrer entièrement à la pratique du sport de son choix, nous verrons le désir de tous ceux qui ont fait cette Révolution s’accomplir. »

Depuis le 16 février, Cuba a lancé les Olympiades du Sport pour Tous, avec plus de 15 disciplines sportives et récréatives. Où ? Dans les quartiers, dans les rues, au berceau des champions. Avec qui ? Avec les professeurs des combinaisons sportives et ceux d’éducation physique.

C’était une fête du peuple, des enfants, des jeunes, mais aussi des aînés. Ce sont les Tomas Deportivas dans les municipalités, dans l’idée que le sport est un droit du peuple.

Il en a été de même pour la phase finale de la Série Nationale 64, aussi controversée que critiquée, qui doit tirer des leçons pour ne pas décevoir les sentiments du peuple.

Dans le même esprit, Cuba se prépare à des engagements internationaux de grande envergure. Nous sommes aux portes du Classique Mondial de Baseball, avec les joueurs qui jouent à domicile et ceux qui, à l’étranger, ont décidé de revêtir leurs couleurs nationales, quelles que soient les circonstances.

Le sport cubain se prépare, avec les moyens dont il dispose et dans des conditions très défavorables, pour les Jeux Centre-Américains et Caribéens à Santo Domingo, cet été. Mais quel que soit le chemin semé d’embûches, et quelle que soit l’importance de sa délégation, elle ne renonce pas à l’objectif de se placer parmi les trois premières au tableau des médailles.

Elle prépare également ses réserves et, cette année, elle sera à nouveau mise à l’épreuve lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar, entre octobre et novembre.

L’histoire a voulu que, sans elle rien n’est comparable ni explicable, le 65e anniversaire de l’Inder coïncide avec la mise en œuvre de la loi 179 « Sur le Système Sportif Cubain », adoptée l’année dernière par l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire. Les deux sont une expression authentique de la volonté politique de notre projet socialiste.

Ces deux lois reconnaissent et consacrent juridiquement le sport, l’éducation physique et les loisirs comme des droits de toutes les personnes. La première a établi l’entité de l’Administration Centrale de l’État chargée de la politique sportive du pays, et la seconde contribue à élever le système sportif établi au cours de ces années de Révolution, ratifiant l’Inder comme responsable de la direction, de l’organisation et du fonctionnement de ce système.

L’année 2026 marquera d’importants jalons historiques. L’Institut de Médecine du Sport a célébré ses 60 ans le 13 février dernier ; en juin, la dignité fête ses six décennies ; l’épopée du Cerro Pelado, le bateau qui a transporté les athlètes cubains à San Juan en 1966, survolé de manière menaçante par des avions américains, inspirera la délégation qui concourra aux Jeux Centre-Américains de Santo Domingo.

Le mois de novembre nous ramènera encore 65 ans en arrière, au 19 ce mois-là, lorsque Fidel a tracé la politique sportive lors de la Plénière des Conseils Volontaires Sportifs. Dans ce discours, il a non seulement exprimé une intention, mais a aussi lancé un appel à maintenir vivante une finalité : « Nous venons déterminés à promouvoir le sport aussi loin que possible ». Aujourd’hui, à l’occasion du centenaire de Fidel et de l’anniversaire de l’Inder, Cuba reste résolue à le faire avancer.  (Texte et photo: Granma)


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